L’hiver sera grisoctobre 26th

La leçon est apprise : le gris est le nouveau noir.
Mais au fond pourquoi ? Pourquoi ce nouveau principe a-t-il été décrété ? Quelles conclusions faut il en tirer ?
Le noir, c’est unanime, n’est pas un basique, c’est LE basique :
je suis invitée, je ne connais personne, je n’ai absolument aucune idée du dress code : j’enfile une robe noire.
Pourquoi ?
Parcequ’au départ, visuellement j’existe moins en noir.
Pourquoi ?
Parcequ’il y a de grandes chances pour que le canapé ait adopté la même technique donc, en société, c’est du camouflage de base. Et le camouflage c’est de l’intelligence (l’Homme (le H est majuscule hein !) est doté(e) d’intelligence (pardon je ne peux pas m’en empêcher), donc il s’adapte, il se fond, bref il évite le prédateur : il s’habille en noir. Au départ on peut dire que c’est une technique de survie .
Deuzio le noir amincit (tout le monde le sait blablabla maman a dit :
« Dans cette combi noire ma chérie, on voit presque plus tes gros lolos » – n’insistez pas je ne développerai pas le problème du double lien mère/fille, très présent dans cette phrase, de toute façon même Freud n’a jamais porté autre chose qu’un épouvantable costume noir). Leçon retenue, j’existe de moins en moins, et cerise sur le gâteau, si par malheur j’ai mis une délicate et ruineuse fine so cute petite blouse blanche sous ma robe bustier noire là y’a forcément une conne qui se prend pour Carrie Bradshaw qui me commande un cosmopolitan avec sa crinière rousse, sa robe grise et ses collants jaunes (quel fashion faux pas, c’est moutarde OU ketchup) – Donc là enterrons les considérations liées au règne animal, et admettons que socialement noir et blanc c’est juste mort. Au mieux quelqu’un te file un billet pour que tu rapportes des clopes, au pire un type pense te reconnaître et t’apelle Geneviève (de Fontenay patate). Black is beautiful ? hé bien NON. J’é-vo-lue je porte du gris, en costard, en maille, en robe, en manteau, oversize, maxi, mini, micro, en plume ou métallique le gris c’est mon grigri, avec le gris j’assume et j’existe et ça c’est Trender qui le dit.


